L’amour, c’est chouette, mon cul !

MA fille s’est faite larguer comme une merde.

La veille des vacances, au moment si précieux où d’autres couples d’enfants s’envolent en scooter vendre des bracelets brésiliens sur les plages d’Arcachon. Sans un mot, à peine un regard. Je ne comprends pas, une enfant si douce, si gentille, si intelligente.

Je vous ai déjà parlé du petit Thomas, 3 ans. Ce petit salopiaud, qui lui offrait un baiser avant de lui arracher le jouet qu’elle tenait en main ; cette couche souillée, qui la prenait dans ses bras  avant de lui jeter des duplos (placement de produit !!!) au visage quelques minutes plus tard. Je n’ai jamais compris leur relation toxique.

Elle valait tellement mieux. C’était une brute épaisse, au comportement instable. Gentil par moments, mais moi, adulte, je lisais dans son regard que ça n’était que pour servir ses perfides intérêts. La sensibilité d’une enclume; lorsque je le rencontrais, il n’y en avait que pour son tricycle minable, un trois roues rouge clinquant, très « nouveau riche ».

Un macho, en plus, qui, lors des promenades du matin avec la nounou, prétendait défendre ma fille des agressions extérieures en la collant comme une gommette ratatinée dans les poils d’un balai. Comme si elle avait besoin de ça…

Il l’a quittée, comme ça, un baiser sur la joue et l’affaire était entendue.

Comme il fallait que je trouve les mots pour réconforter ma fille, j’ai demandé une explication à ses parents. La rentrée en maternelle, m’ont-ils dit… La rentrée en maternelle ! Traduit en adulte, c’est l’équivalent du « Je vais chercher des cigarettes, je reviens dans 20 ans »… Si peu original.

Je trouve d’abord très limite d’avoir eu besoin d’en passer par ses parents (Monsieur et madame Frankenstein) pour obtenir une explication. Mais surtout, je connais son école maternelle (ah, ah, j’ai Google Map, tu m’as pris pour un noob !). Elle est à moins d’un kilomètre de chez la nounou ! A tout juste une heure de tricycle par la rocade ! Un saut de puce, sale pou !

Ma fille a été très digne. Je l’ai observée tout l’été et à aucun moment, elle n’a semblé en avoir quelque chose à faire. Mais je sais qu’au fond d’elle, elle était dévastée. A deux ans et demi, on ne se remet pas si facilement d’une relation de près de deux ans…

J’espère qu’elle va apprendre à se méfier des hommes. De sa génération. Inconstants, imprévisibles. J’espère qu’elle va se reconstruire rapidement (cela dit, je pense, moi, qu’il lui faudra au moins une quinzaine d’années pour ça…)

En attendant, je suis là, moi. Son papa. Mais déjà, j’ai peur pour elle. Un nouveau petit garçon, Léon, est arrivé chez la nounou (alors elle, je la retiens, c’est au minimum de la négligence, au pire, de la complicité). Le courant semble être passé entre eux deux. Un an et demi. Encore moins mature que l’autre assassin des beaux sentiments.

Je le surveille, et je vous dis.

PS : « Méfie-toi, Léon, que ma fille ne te serve pas l’excuse de la rentrée en maternelle dans 10 mois… Et te fasse payer ainsi la note laissée par Thomas ».

L.B-S

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